Crimes de guerre nazis en Agenais. Seconde guerre mondiale en Lot & Garonne

2. Enfin la vérité

dimanche 16 mars 2008, par Michel Sercan

Synthèse du travail de mémoire, reconstitution de l’opération nazie

Tragédie de SAINT PIERRE de CLAIRAC du 7 juin 1944

Préambule

A la suite de la dénonciation par Jean LANGE (condamné à mort par contumace (0)) et ses amis miliciens auprès de la Gestapo d’Agen dans la soirée du 6 juin 1944, le 7 juin 1944, vers 15 heures des troupes allemandes envahissaient le village de ST PIERRE DE CLAIRAC, situé près d’AGEN (Lot-et-Garonne), procédaient à l’arrestation de 9 patriotes et les exécutaient par balles, sous l’accusation de détention d’armes et d’actes "terroristes".

L’expédition punitive, véritable acte de barbarie, perpétrée à SAINT PIERRE DE CLAIRAC par une colonne SS n’était pas un acte isolé. Elle constituait l’aboutissement d’une opération plus large faisant suite à une série d’arrestations et de tortures précédemment exécutées par la Gestapo d’Agen. Celles-ci devaient d’abord mener les Allemands au CHATEAU DE LA CLOTTE, commune de CASTELCULIER où ils firent 6 victimes, puis au château de CASTELCULIER, avant de se rendre au village de SAINT PIERRE DE CLAIRAC où ils firent 11 victimes.

Ce document retrace le déroulement des évènements survenus à SAINT PIERRE DE CLAIRAC ce 7 juin 1944. Il est le résultat de nombreux témoignages obtenus auprès de survivants de la tragédie et recoupe les dépositions et enquêtes officielles réalisées à la Libération (voir les Références).

Dans la matinée, le chef local de la résistance, MAINGUET, est informé, de l’opération menée par les Allemands au château de La Clotte, commune de Castelculier, distant de 5/6kms, mais il n’en tire aucune conséquence. Il continue, avec son adjoint JUTEAU venu par trois fois chez lui ce matin du 7 juin, les préparatifs des actions que devra mener la résistance, suite au débarquement survenu la veille en Normandie. Des instructions ont été données la veille, vers minuit, par le chef de la compagnie du CORPS FRANC POMMIÉS (Alfred STREIFF, son chef, avec ses officiers les abbés Pierre FRISCHMAN et Pierre MAUREL, réunion à laquelle participaient également Raymond GUICHARD, André MAZEAU et Maurice MAINGUET).


Les Allemands investissent le village

Vers 15H, un premier véhicule de SS stoppe précisément devant l’épicerie MAINGUET, chef du groupe local. Cette colonne SS est conduite par Henri HANACK (*) dit le « balafré » de la gestapo d’Agen. Mme MAINGUET qui est dans l’épicerie, les voit et dit à son mari qui est avec JUTEAU, dans la cuisine « les voilà ». Aussitôt MAINGUET entraîne JUTEAU vers la porte qui donne dans la salle de bal et s’échappent par une fenêtre arrière s’ouvrant sur la petite place du puits public. Tous deux s’enfuient par les champs bordant le petit ruisseau qui descend du vallon en direction du lieu-dit ROUGÈRES. C’est là, qu’ont été, suite à réquisition, logés JUTEAU et BALSAN son beau-père (beau-père car il est le second mari de sa mère), réfugiés de la MAYENNE.

[*Les Allemands trouvent dans l’épicerie une liste des résistants portant en clair leur nom véritable et l’arme correspondante attribuée à chacun d’entre eux. Les armes ont été distribuées par JUTEAU à ROUGÈRES, la veille, en début de nuit. Antoine ROUX venu recevoir la sienne, rapporte dans sa déposition (2) que JUTEAU a établi une liste au crayon à papier.*]

C’est donc munis de la liste trouvée dans l’épicerie, décrite par Mme Yvette MAINGUET et vue vers 14Heures par Albert REYSSAC résistant du groupe local, que les Allemands, prennent en otage Pierre DOUMIC (beau-père de Mme MAINGUET Yvette, car troisième mari de sa mère), qui habite l’épicerie avec son épouse, sa belle-fille son mari Maurice MAINGUET et leur deux jeunes enfants. Ils décident alors de se faire piloter chez chacun des répertoriés et, en priorité, chez JUTEAU.

[*Le chef et son second, dans leur fuite, sont passé à quelques mètres de Georges GAENTZLER et Marie son épouse qui sont dans leur jardin, situé aux abords immédiats du village – Témoignage de Marie (2) : « mon mari et moi avons vu passer ou plutôt courir MAINGUET avec JUTEAU, semblant tous deux complètement affolés. Mon mari a alors crié à MAINGUET qui était à quelques mètres de lui : « Qu’est-ce qu’il y a ». Ni MAINGUET ni JUTEAU, non seulement pas tourné la tête vers nous et se sont enfuis sans répondre » !...*]


Première destination ROUGÈRES

Sur le trajet vers ROUGÈRES, Etienne CASTELNAU qui charge le foin dans le pré face à leur ferme de l’autre côté de la route de PUYMIROL, rapporte : « Nous chargions le foin, avec mon père et ma mère. Est apparu JUTEAU, seul, débouchant du chemin venant du village, qui courrait vers son domicile et qui nous a crié « partez les boches arrivent ». Dans la minute, les boches arrivaient, déposaient sur la petite butte un soldat avec une mitrailleuse qui prenait position et poursuivaient vers le domicile BALSAN. Il n’y a pas eu de combat, tout au plus quatre coups de feu. Très vite, les Allemands repartent. Mon père s’est rendu chez BALSAN où la maison avait été incendiée. JUTEAU et BALSAN avaient été abattus. Plus tard, les deux malheureux ont été récupérés par deux villageois, GALAN Marcel sûr, le second il ne sait plus ».

JUTEAU qui a eu le temps de faire fuir la grand-mère avec sa fille (18mois) à l’arrivée des Allemands, a tenté de s’échapper en dévalant le pré à l’arrière du domicile. Il n’était plus qu’à quelques mètres du bois. Il est abattu, puis achevé sur le bord du chemin où le trouveront René CERATO accompagné de sa sœur Germaine et sa cousine Marcelle, rentrant chez eux au retour de l’école. René se souvient d’avoir été arrêté avec Germaine et Marcelle par un soldat qui les a fait se tapir à la Croix de Passères dans le fossé et qui, une fois l’opération terminée, les a laissés repartir. C’est donc vers 16H/16H30 que les trois enfants trouvent JUTEAU tué, couché sur le ventre la tempe trouée par le coup de grâce sur le bord du chemin.


Deuxième destination chez LASJUNIES

De là, les Allemands, conduits par DOUMIC leur otage, foncent chez LASJUNIES. Mme Bruno POLONI (Ex Mlle Jeanine LASJUNIES, citée par La Nouvelle République du 4/10/1944) se souvient parfaitement des évènements. Voici son témoignage reçu en novembre 2004 :

Nous étions encore à table ce 7 juin 1944 avec Mme CARRITA et sa fille, qui était venue nous aider à épamprer la vigne, quand vers 14H-15H est arrivé Louis MOYNIÉ. Il venait nous informer de l’investissement du village par les Allemands. Aussitôt mon père a décidé de partir travailler avec sa paire de vaches à la vigne hors de vision de la ferme. Il doit ainsi sûrement à Louis MOYNIÉ d’avoir échappé aux boches.

Un véhicule est arrivé peu de temps après à notre domicile, en sont descendus les Allemands. Elle se souvient de l’extrême pâleur de DOUMIC dans la voiture.

Avec ma mère, alors enceinte de ma future sœur, madame CARRITA et sa fille, nous avons été sommées de dire où était le père terroriste possédant une arme. Nous ignorions qu’il possédait une arme et puisse appartenir à un groupe de résistants. J’affirmai que mon père n’avait pas d’arme et qu’il était parti travailler on ne savait où, un Waffen SS énervé me « colle » sous les yeux une page de cahier d’écolier, en prenant soin de ne laisser apparaître qu’une ligne – les autres restant cachées par ses mains - où est manuscrit en écriture attachée le nom « LASJUNIES » et en face « mitraillette ».

Pendant que terrorisées nous sommes gardées sous la menace d’une arme, ma mère est brutalement conduite à l’intérieur de la maison pour une fouille à la recherche de la mitraillette.

Je me rappelai alors, qu’en prévision d’une « battue au sanglier » mon père conservait dans sa chambre des cartouches dans une boîte en métal sur le dessus de l’armoire. Armoire très haute, sur le dessus de laquelle on ne pouvait accéder même avec une chaise et qui frôlait le plafond. Je garde en mémoire la peur de cette découverte, qui imaginai-je, aurait été catastrophique pour nous. Les Allemands repartiront sans avoir rien trouvé. Aussitôt partis, je me suis précipitée dans la chambre, me suis constituée un échafaudage, ai récupéré les cartouches et le cœur battant ai été les jeter dans le puits en contrebas de la maison.

Pendant ce temps, madame CARRITA est partie à la vigne informer mon père de la venue des boches chez nous, et a ramené les vaches.

Mon père n’est revenu à la maison, qu’après la libération d’AGEN, deux mois plus tard environ. Il était parti vers ST ROMAIN se réfugier auprès d’un oncle de MAINGUET, car telle devait être la consigne en cas de problème. Oncle, ami de notre famille, qui est revenu plusieurs fois à la maison chercher de la nourriture pour mon père.

Il doit être l’un des rares, sinon le seul, porté sur « la liste que j’ai vue », à avoir échappé à l’exécution, grâce à Louis MOYNIÉ d’abord et Mme CARRITA ensuite. L’arme je n’ai jamais su où elle était.


Pendant ce temps au coeur du village

Pendant ce temps, tous les hommes à l’intérieur du périmètre établi par les Allemands autour du village, sont arrêtés et systématiquement regroupés devant l’épicerie. Emile ROUTABOUL et Gabriel DOSTES ensemble dans l’atelier du premier sont immédiatement arrêtés. De même Jean SERCAN, lui aussi dans son atelier, et GAENTZLER dans son jardin sont parmi les premiers, à être rassemblés. Un peu plus tard, Raymond FROSSARD et Gabriel DOSTES répertoriés sur la liste, sont ramenés chez eux, pour qu’ils restituent leurs armes. Ainsi, Mme TUFFAL de Puymirol (ex Mlle Agnès CASTELNAU, sœur d’Étienne) a été témoin de l’arrivée par le pont de St Pierre, de la colonne, alors qu’elle sarclait du maïs. Sa réaction a été de se réfugier chez les FROSSARD, leurs locataires. Elle a donc été témoin de l’injonction faite à Raymond de restituer son arme et qu’ainsi il ne lui arriverait rien !... ce qu’il a fait. Il a donc été ramené avec son père vers l’épicerie. Mme BOURGADE (ex Mlle Annie GALAN) se rappelle le véhicule allemand, roulant très lentement, et le jeune Marcel CASTEX à l’arrière que les allemands amenaient vers son domicile aux fins de perquisition. Ils l’avaient trouvé porteur de deux grenades.

L’énigme FONTAINE

Guy DUPRAT, qui ayant obtenu son certificat d’études, n’allait plus à l’école, aidait dès lors aux champs, garde mémoire de la longue halte de Marcel FONTAINE discutant avec son père et qui plusieurs fois a déclaré : « il faut que j’aille à St Pierre prévenir le chef ». A l’approche du village, FONTAINE est arrêté. De quoi était-il porteur ?... Dans le journal LE PATRIOTE d’octobre 44, Arthur ADER auteur de l’article, indique que, comme CASTEX, il a été giflé par HANACK (*), pourquoi ?... GUICHARD qui avait été sorti du véhicule d’HANACK et regroupé avec les hommes de St Pierre l’a bien sûr reconnu, il est membre de son groupe et il rapporte le fait dans ses dépositions (2-3).


Souvenir à jamais gravé

Mme Dorino ELLERO (ex Mlle Josette SERCAN 9ans1/2 à l’époque) raconte : Nous étions en classe avec M. ADER ; vers 15H, un camion stationne sous le tilleul face à la classe. Peu de temps après trois allemands en tenue viennent brutalement arrêter notre instituteur (voir ses récits dans le journal LE PATRIOTE des 19 et 20 octobre 1944), qui nous dit : « les enfants, rentrez chez vous ». Dès lors, je vais me déplacer dans le village, sans être interpelée, à la recherche de maman et de mon petit frère pendant une heure. Je vais de la maison à l’épicerie, devant laquelle les hommes ont été rassemblés, tandis que les femmes ont été regroupées face à eux sous le marronnier. Je revois toujours papa, livide ; ce sera ma dernière vision de lui. Je réentends Marie GAENTZLER, les deux ou trois fois où je suis retournée près d’elle, me dire : « Josette ne reste pas là va retrouver maman ». Après avoir erré une heure environ, j’ai enfin pensé à rejoindre ma petite sœur dans la classe des petits de madame ADER.

Pourquoi BAZILLE, qui n’appartenait au groupe

Marius BAZILLE, future victime, est venu à St Pierre ce 7 juin 44, accompagné de son frère Léon. Marius était réfugié avec sa femme et ses trois enfants à St Caprais de Lherm. Il était sous lieutenant FFI (une rue porte depuis son nom), à Séte. Il avait dû fuir, car recherché par les Allemands ; son frère Léon, arrêté sur dénonciation avait été expédié prisonnier en Allemagne. Ils étaient venus se réfugier sur St Caprais, car ils y avaient des cousins, la famille FORNER. Léon a bénéficié de l’aide d’un officier allemand antinazi (un ancien de 14/18) et a pu s’évader. Il est alors venu rejoindre son frère et sa famille, alors locataires de M. Mitadié. Ils viennent d’apprendre l’affaire de La Clotte, ils connaissent bien Antoine ROUX de St Pierre avec qui ils sont en rapport. Ils décident donc d’aller en informer l’épicier MAINGUET dont ils connaissent le rôle. A l’approche du domicile du maire de St Pierre, ils aperçoivent des Allemands. Aussitôt Bazille intime l’ordre à son frère, sans papier, de plonger dans le fossé bien que broussailleux. Léon se cache sous le pont derrière « Malgat » où il retrouve un homme qu’il ne connaît pas. En fait, il s’agissait de M. FONTANAC (son fils Jean m’a confirmé l’anecdote) qui, travaillant sur un toit des bâtisses du maire, a vu la colonne arriver et a donc cherché un abri. Marius, se croyant porteur de ses papiers, a donc continué seul. Conscient d’être contrôlé, il met ses mains dans sa veste et réalise qu’il ne les a pas sur lui. Alors, il va essayer de fuir à travers champ, face au domicile MOYNIÉ, il est grièvement blessé, une balle lui a traversé l’abdomen. Les Allemands le récupèrent et l’amènent au camion arrêté devant la mairie. Il y est soigné dans un premier temps puisqu’il sera retrouvé avec un bandage autour du ventre.


Le crime

Un peu avant 17H, HANACK porteur de la liste et qui avait exigé la restitution des armes de cinq arrêtés listés (Gabriel DOSTES, Raymond FROSSARD, Georges GAENTZLER, Émile ROUTABOUL et Jean SERCAN) va y ajouter DOUMIC Pierre (leur otage) et CASTEX Marcel (trouvé porteur de grenades) – ces deux derniers n’appartenaient pas au groupe(3) et aussi Marcel FONTAINE. Ainsi, comme le rapportait André BUSQUET dans La Nouvelle République du 4 octobre 1944, ce sont bien huit hommes qui sont emmenés de l’épicerie. Au passage, y sera ajouté Marius BAZILLE qui va être le neuvième des exécutés du village. Quand ADER, GALAN et d’autres… iront ramasser les victimes, DOSTES et CASTEX qui ont essayé de fuir dans le champ (sur le côté du monument érigé depuis à leur mémoire), seront également retrouvés morts et massacrés de la pire des façons.

Pendant ce temps, le bâti « domicile épicerie » a été incendié. Seuls les domiciles de MAINGUET –chef du groupe de St Pierre- et de JUTEAU son subalterne auront été incendiés. GUICHARD est ramené, dans la voiture d’ HANACK, à AGEN.

Et le chef qu’est-il devenu ?

Qu’est devenu le « chef local » Maurice MAINGUET ?...

A la tombée du jour, son épouse Yvette MAINGUET inquiète, demande à Louis SIMON (2) , André BOUYSSÉS (5) et Marie GAENTZLER (2), elle qui les a vus s’enfuir, de partir à sa recherche. Sans doute a-t-il été tué, comme son adjoint ?...

[*Ils vont le retrouver (2) resté caché, depuis sa fuite, dans le lit du même ruisseau qui descend du vallon, proche du pont de la route de PUYMIROL, face au domicile de Mme Zélia AUVERGNON. Celle-ci, vers 18H s’est retrouvée face à lui, alors qu’il esquissait une sortie – le fils de Zélia, Guy, a rapporté le fait – lui demandant : « qu’est-ce que vous faites là », il avait replongé dans sa cache.

MAINGUET n’avait pas accompagné son second jusqu’à son domicile, alors que des armes y étaient encore cachées dans la grange où avait eu lieu la distribution la veille au soir.*]

Il partira ensuite se réfugier à ST URCISSE, chez un oncle M. COSTES, à la ferme « Combe Maurelle », où il restera caché avec Charles LASJUNIES jusqu’au départ des Allemands du département. La déposition du cousin (4) explique tout cela.


SOUVENONS-NOUS

Au soir de ce 7 juin 1944 les crimes perpétrés par la colonne SS auront faits 11 victimes à SAINT PIERRE DE CLAIRAC :

BALSAN Eugène

BAZILLE Marius Louis

CASTEX Marcel

DOSTES Gabriel Eloi Jean

DOUMIC Pierre

FONTAINE Marcel Clément Julien Romain

FROSSARD Raymond

GAENTZLER Georges

JUTEAU Marcel

ROUTABOUL Emile

SERCAN Jean

et 6 victimes au CHATEAU DE LA CLOTTE ( Commune de CASTELCULIER) :

AFFLATET Emile

AFFLATET Raymond Roger

BOE Jean Clovis

BOE Marcel

GOERIG Charles

MAZEAU André

Conclusion

La totalité de l’affaire est parfaitement rapportée dans les diverses dépositions à la Police Judiciaire (2) du dossier disponible aux Archives Départementales du Lot & Garonne.

Ce récit est dédié à la mémoire de toutes les victimes civiles de la barbarie nazie.

Pour conclure, nous citons, et faisons nôtre, l’extrait de Jacques Brissaud qui dans la « Genèse de ces récits » issu de « Crimes de guerres en Agenais » notait :

« En plein accord avec mes amitiés, je n’ai point écrit ce récit pour ranimer, exciter, attiser des haines. Il est assez en terre de France, de colères, de rancoeurs sans souffler sur ces mille feux. Je ne suis le serviteur d’aucune idéologie. Très attentif seulement, je me suis penché sur un passé récent, sans haine, mais aussi sans crainte, pour l’élaboration d’une page d’histoire locale, souhaitant que ce récit des horreurs de la guerre fortifie notre amour de la paix ».

(*) Henri HANACK dit « Le balafré », jeune gestapiste, il n’a pas 20ans, né à Valenciennes de père allemand et qui sera l’ordonnateur de cette sinistre journée.

Pour plus de détails sur ce sinistre tortionnaire au service de la Gestapo d’AGEN, voir l’excellent ouvrage de J.P KOSCIELNIAK – COLLABORATION et EPURATION en Lot et Garonne.


Sources et références

(0) Journal Le QUARANTE QUATRE du 16 octobre 1945

(1) livres du général Marcel CERONI « CORPS FRANC POMMIÉS – Tome1 La clandestinité ; Tome2 La lutte ouverte - ».

(2) dossiers d’archives du (47) – cote de classement 1W444 - « Enquête Police Judiciaire »

(3) dossiers d’archives du (47) 1738W34 - dossier 488 - « Procès HANACK »

(4) dossiers d’archives du (47) 1738W81 – dossier 836 - « Instruction GUICHARD Raymond »

(5) dossiers d’archives du (47) 1738W80 – dossier 836 - « Procès LANGE Jean »

Livre du magistrat Jacques Brissaud – « CRIMES DE GUERRE EN AGENAIS »

Journal La Nouvelle République des 4 octobre 1944 et 24 juin 1945 – articles d’ André BUSQUET

Journal Le Patriote des 19 et 20 octobre 1944 – articles d’ Arthur ADER –


Épilogue

Ce récit constitue le travail de mémoire du Collectif des Orphelins de St Pierre de Clairac.

Ce récit a été publié par le journal de la commune "L’Echo de St Pierre" en décembre 2006 pour le visualiser ouvrir le fichier Word ci-dessous

Portfolio

Récit de l'instituteur Récit de l'instituteur La Nouvelle République 4 10 44 1ère partie La Nouvelle République 4 10 44 2ème partie Epicerie après la tragédie
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