- Préambule, p1
- Les Allemands investissent le, p2
- Première destination ROUGÈRES, p3
- Deuxième destination chez (...), p4
- Pendant ce temps au coeur (...), p5
- L’énigme FONTAINE, p5
- Souvenir à jamais gravé, p6
- Pourquoi BAZILLE, qui n’appart, p6
- Le crime, p7
- Et le chef qu’est-il devenu, p7
- SOUVENONS-NOUS, p8
- Conclusion, p8
- Sources et références, p9
- Épilogue, p10
Tragédie de SAINT PIERRE de CLAIRAC du 7 juin 1944
Préambule
A la suite de la dénonciation par Jean LANGE (condamné à mort par contumace (0)) et ses amis miliciens auprès de la Gestapo d’Agen dans la soirée du 6 juin 1944, le 7 juin 1944, vers 15 heures des troupes allemandes envahissaient le village de ST PIERRE DE CLAIRAC, situé près d’AGEN (Lot-et-Garonne), procédaient à l’arrestation de 9 patriotes et les exécutaient par balles, sous l’accusation de détention d’armes et d’actes « terroristes ».
L’expédition punitive, véritable acte de barbarie, perpétrée à SAINT PIERRE DE CLAIRAC par une colonne SS n’était pas un acte isolé. Elle constituait l’aboutissement d’une opération plus large faisant suite à une série d’arrestations et de tortures précédemment exécutées par la Gestapo d’Agen. Celles-ci devaient d’abord mener les Allemands au CHATEAU DE LA CLOTTE, commune de CASTELCULIER où ils firent 6 victimes, puis au château de CASTELCULIER, avant de se rendre au village de SAINT PIERRE DE CLAIRAC où ils firent 11 victimes.
Ce document retrace le déroulement des évènements survenus à SAINT PIERRE DE CLAIRAC ce 7 juin 1944. Il est le résultat de nombreux témoignages obtenus auprès de survivants de la tragédie et recoupe les dépositions et enquêtes officielles réalisées à la Libération (voir les Références).
Dans la matinée, le chef local de la résistance, MAINGUET, est informé, de l’opération menée par les Allemands au château de La Clotte, commune de Castelculier, distant de 5/6kms, mais il n’en tire aucune conséquence. Il continue, avec son adjoint JUTEAU venu par trois fois chez lui ce matin du 7 juin, les préparatifs des actions que devra mener la résistance, suite au débarquement survenu la veille en Normandie. Des instructions ont été données la veille, vers minuit, par le chef de la compagnie du CORPS FRANC POMMIÉS (Alfred STREIFF, son chef, avec ses officiers les abbés Pierre FRISCHMAN et Pierre MAUREL, réunion à laquelle participaient également Raymond GUICHARD, André MAZEAU et Maurice MAINGUET).







