Crimes de guerre nazis en Agenais. Seconde guerre mondiale en Lot & Garonne

Résumé de toute la tragédie

vendredi 10 décembre 2010 par Michel Sercan

Condensé de la tragédie du 7 juin 1944

Contrairement à la version communément répandue et toujours reprise, ce ne sont pas des indiscrétions venues d’un restaurant de Bon Encontre qui ont conduit les Allemands au château de Laclotte à Castelculier et Saint Pierre de Clairac.

La chronologie des faits a été parfaitement établie par la Police Judiciaire de Bordeaux, au printemps 1946. Enquête réalisée à la demande de Monsieur le Préfet du Lot et Garonne. Parmi les témoignages recueillis par la P.J celui du résistant Robert MAZEAU, père d’André tué à Laclotte, en confirme l’explication. Mais, il aura fallu attendre 60 ans, que les archives de la préfecture d’Agen tombent dans le domaine public, pour enfin découvrir et connaître la vérité.

C’est le Collectif d’Orphelins de Saint Pierre de Clairac qui a entrepris et réussi, au titre de son « Devoir de mémoire », par ses recherches, à réunir les documents déterminants et irrécusables quant à la véritable histoire de cette tragédie. Travail d’autant plus nécessaire, que bien des controverses subsistaient quant à ce qui s’était réellement passé dans leur village, comme à Castelculier.

Ainsi, le point de départ aura été l’imprudence doublée de propos malvenus du résistant JACQUES Eugène, réfugié lorrain demeurant à Sainte Radegonde, auprès du père du jeune milicien Jean LANGE. Jean LANGE (condamné à mort par contumace le 16 octobre 1945, jamais retrouvé ?...et pourtant décédé en 2001 en région parisienne !) va dénoncer JACQUES à la gestapo d’Agen (plus précisément le SIPO-SD d’Agen), dans la soirée du 6 juin. Ainsi la première arrestation, sera celle de JACQUES, à son domicile à Sainte Radegonde commune de BON ENCONTRE, aux premières heures du 7 juin. C’est le gestapiste Prosper DELPUCH alias « BOUBOULE » assisté de membres de la gestapo et des miliciens dénonciateurs qui va procéder à l’arrestation. Elle conduira à plusieurs arrestations en cascade.

Rentré à AGEN, « BOUBOULE » avise Henri HANACK, dit « le balafré », de l’arrestation. HANACK va obtenir facilement de JACQUES, adjoint de Raymond GUICHARD alias « Jura », des informations sur ce dernier et, organiser et participer aux arrestations suivantes. Notamment, quelques deux heures plus tard, celle de Raymond GUICHARD et sa famille à son domicile à Bon Encontre. Il est le chef de section, chargé des armes au sein de la compagnie Alfred STREIFF. GUICHARD, durement torturé, parle.

Au petit matin, c’est le lieutenant Alfred STREIFF alias « FRED » chef d’une des trois compagnies du bataillon d’Agen « CORPS FRANC POMMIÈS » sous commandement de Michel RIBOURT alias « Riche », d’être à son tour arrêté, vers 8H, en compagnie de Paul ESCH son chargé de logistique en venant récupérer leur véhicule garé au domicile de GUICHARD.


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